L’entrepreneuriat est un sport comme les autres

par Laurent Chane
L’entrepreneuriat n’est pas inné, on peut avoir des prédispositions, et surtout il est possible d’en apprendre les bases et d’atteindre un certain niveau avec de la pratique. Un peu comme un sport en somme. A bien des égards, les deux pratiques, entrepreneuriales et sportives, ont des points communs.
L'entrepreneuriat est un sport comme les autres - museums Victoria/Unsplash
Petit échauffement neuronal ce matin, « si on jouait à comparer l’entrepreneuriat à un sport ? »
Les motivations pour s’y mettre ou pour continuer sont comparables, le sentiment de liberté, d’indépendance, le plaisir de l’effort, La satisfaction de la maîtrise technique, l’adaptation à l’adversaire du jour pour réussir mais aussi des prises de risque mesurées. Il y a des sports individuels, des sports d’équipe, des matches, des réussites et des défaites, comme des aventures entrepreneuriales en solo ou en groupe, des success stories et des échecs.

Commencer tôt

Tout d’abord, plus tôt on commence, et plus tôt on acquiert des réflexes. Vendre ses jouets, présenter devant la classe, monter sur scène pour un spectacle de fin d’années, monter un projet de classe sont autant d’occasions de s’exercer à des compétences nécessaires à l’entrepreneur. Alors oui, on peut s’y mettre à cinq ans de la retraite, mais si c’est parce que c’est notre médecin de Pôle Emploi qui nous le prescrit, ça sera un peu plus difficile de s’y mettre, ou de s’y remettre comme quand notre dernière séance de sport remonte à une vingtaine d’années… 😊

Tout le monde ne devient pas millionnaire au travers de sa pratique sportive, cela n’empêche pas de s’y attacher, d’y prendre du plaisir, d’éprouver des manques. Entreprendre pour le plaisir au travers d’un projet associatif, tenter juste d’arrondir ses fins de mois ou jouer en Champions League internationale, tous les niveaux existent, le tout est de trouver celui qui nous convient.

L’important pour que cela dure,
c’est de prendre du plaisir
et de connaître ses limites

Il existe différentes façons d’entreprendre

On peut, au cours de sa vie, essayer différentes disciplines. Moi, c’est plutôt l’entrepreneuriat en équipe qui me plaît. Imaginer et mettre sur pied des projets avec des gens que j’apprécie, créer en commun, avec la satisfaction d’atteindre des résultats ensemble.

Alors je prends du plaisir à entreprendre en tant que bénévole d’une association à but social, notre dernier projet en cours est une épicerie sociale et solidaire. Je prends aussi plaisir à entreprendre en tant que consultant formateur en Coopérative d’activités et d’emploi. En somme, je suis simultanément entrepreneur amateur et entrepreneur professionnel dans deux disciplines distinctes.

On parle aujourd’hui d’intrapeneur, le salarié qui entreprend au sein de son entreprise, pour éventuellement finir en spin-off, créer une entité distincte à un moment donné. Donc, tout le monde peut devenir entrepreneur !

Prendre du plaisir

Comme en sport, l’important pour que cela dure, c’est d’y prendre du plaisir et de connaître ses limites. On peut adapter son sport en fonction de son âge ou de ses blessures. Alors enfant, adolescent, salarié, fonctionnaire, et même retraité, et si vous tentiez vous aussi l’entrepreneuriat ? Essayez et vous ne pourrez plus vous en passer ! (Ok, désolé, ça fait réclame de recrutement pour l’armée 😊 ).

Une addiction à l’entrepreneuriat, c’est grave docteur ?

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